Joseph BONANNO


Giuseppe Carlo Bonanno, alias Joseph Bonanno, est né en Sicile en 1905. Il émigre avec ses parents aux États-Unis dès sa prime enfance, mais est de retour en 1911 en Italie où la famille Bonanno, qui a maille à partir avec une famille rivale, sollicite l’aide de son père. Orphelin à l’âge de quinze ans, Joseph Bonanno sera pris en charge par sa famille. Dans les années 20, alors que la mafia sicilienne est menacée par des mesures drastiques prises par Mussolini, Joseph Bonanno s’investit dans les mouvements antifascistes et lutte activement pour préserver le contrôle de la mafia sur la Sicile. Sous mandat d’arrêt, il est contraint de fuir à travers l’Europe, puis à Cuba où il organise une activité de contrebande. De retour à Brooklyn en 1927, il est rapidement remarqué par ses pairs et s’implique dans diverses activités criminelles. À l’issue d’une guerre entre deux clans rivaux, alors que l’organisation des mafias italo-américaines est divisée en vingt-cinq territoires gérés par vingt-cinq familles, Joseph Bonanno devient le parrain de l’une des cinq familles new-yorkaises. Ses activités vont du prêt usuraire aux paris clandestins, en passant par le contrôle de la prostitution, l’argent étant blanchi au travers d’affaires légales comme la fromagerie ou les pompes funèbres.

Jospeh Bonanno, multimillionnaire à quarante ans, acquiert la nationalité américaine en 1945. Son influence s’étend au Sud des États-Unis et il sera même considéré entre 1959 et 1962 comme le capo du tutte capi, le leader des parrains. Mais diverses querelles intestines éclatent et son autorité est remise en question jusqu’au sein de sa propre famille. Après avoir été enlevé, Joseph Bonanno doit quitter, du moins officiellement, son poste.

Ces conflits ne prennent réellement fin que lorsque Joe Bonnano, victime d'une crise cardiaque, prend sa retraite en 1968. C’est en 1983, alors qu’il vit retiré en Arizona, que Joseph Bonanno signe son autobiographie. Cette publication attire l’attention du FBI qui lui demande des informations qu’il refuse de donner et il est emprisonné, mais rapidement relâché pour raison de santé.

Il mourra en 2002 à l’âge de quatre-vingt-dix-sept ans et aura été le dernier parrain de la grande époque encore en vie.

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