BIOGRAPHIE

21,90 € euros - 528 pages

Parution le 08/03/2018

ISBN 978-2-35887-246-1

Cahier photos

COLLECTION
DOCUMENTS

 

 

Meyer Lansky

Le Cerveau de la mafia

Robert LACEY  Traduit par Éric Balmont

Voici l’incroyable histoire de Meyer Suchowljansky, émigré juif russe débarquant en 1911 sur la Terre promise américaine, devenu le mythique Meyer Lansky, l‘éminence grise de la mafia. Encore adolescent, Lansky, petit voyou de Manhattan, règne sur les rues de son quartier avec son ami Bugsy Siegel. Il va ensuite refuser la protection d’un autre jeune gangster : Lucky Luciano. Impressionné, ce dernier lui propose une assocation et, en pleine prohibition, ils vont faire fortune dans le trafic d’alcool et prendre le contrôle de la ville pour créer le Syndicat du crime. En 1932, incapable de justifier sa richesse à la justice et coupable de fraude fiscale, le fameux Al Capone finit derrière les barreaux à Chicago. C’est le déclic pour Lansky, qui comprend que la clé pour justifier les gains générés par ses activités illicites se trouve dans le blanchiment d’argent. Son génie sera d’impliquer l’argent de la mafia dans des entreprises légales et jusque dans certaines institutions financières. Il va devenir alors l’architecte du conglomérat du crime organisé aux États-Unis. Pendant que son ami Bugsy Siegel crée Las Vegas, Meyer Lansky veut s’acheter un pays entier : Cuba. Ce sera le rêve de trop.
Du misérable Lower East Side new-yorkais aux plus grands casinos, un voyage fascinant dans la mafia italo-américaine.

BIOGRAPHIE

21,90 € euros - 528 pages

Parution le 08/03/2018

ISBN 978-2-35887-246-1

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L' Auteur

Robert LACEY

Robert LACEY

Robert Lacey, historien et biographe anglais de renom, est connu pour la manière originale avec laquelle il entreprend ses recherches, s’inspirant du journalisme d’investigation et s’immergeant dans le milieu de ses sujets. Plusieurs de ses livres sont devenus de véritables best-sellers inspirant grand et petit écran. Pour la rédaction de Meyer Lansky, le cerveau de la mafia, il s’entretint avec des proches et des associés de Meyer Lansky, nous ouvrant la porte de l’univers du crime organisé aux États-Unis.

À propos du livre

Ce livre est la biographie de référence de Meyer Lansky, personnalité  incarnée à plusieurs reprises dans le cinéma américain (Il était une fois en Amérique de Sergio Leone, Le Parrain de Coppola ...).

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Le matin, plusieurs fois par semaine, Meyer Lansky, fuyant la compagnie, se rendait à pied à la bibliothèque municipale de Miami Beach.
« Un homme bien élevé, très aimable, se rappelle le bibliothécaire. Jamais méprisant. En aucune façon.»
Le plus souvent, il se dirigeait vers l’histoire ou les biographies.
Rarement vers la littérature. Plus le livre était volumineux ou difficile, plus il attirait Lansky. Sur ses vieux jours, il se mettrait aux philosophes.
« Il a toujours dévoré, affirme Joseph Varon, l’avocat de Meyer Lansky dès le début des années cinquante. Un jour, quand j’étais à l’hôpital, il m’a offert un livre. Un livre d’économie. Incroyable ! J’ai calé à la deuxième page, je n’en comprenais pas un traître mot ! »
Meyer Lansky, c’était la soif d’apprendre, de connaître, d’approfondir. Le gangster intellectuel. Bugsy Siegel et Joe Adonis, ses associés des années quarante, l’adoraient : « Sacré Meyer ! », disaient-ils, évoquant son intelligence, son amour des chiffres, sa manie du calcul mental qu’il pratiquait comme un jeu. « Pensez donc ! Il a même son prof de math particulier ! » Puis, baissant la voix, ils rendaient hommage à la dernière lubie de Meyer Lansky – la cerise sur le gâteau :
« Vous savez quoi ? Il est membre du Club du livre du mois ! »
Meyer Lansky était petit. 1,64 m, d’après le FBI.
« 1,60 m, rectifie Gerry “Mad Dog” Coyle, qui travailla comme croupier dans plusieurs casinos de Lansky. Un type très petit – et maigre avec ça –, un mètre soixante, pas un poil de plus. »
Une observation attentive des talons de Meyer Lansky montre qu’il portait des semelles compensées. Rien de vulgaire, rien du danseur de flamenco, mais une volonté manifeste d’approcher le mètre soixante-cinq. Les chaussures, gris clair, étaient toujours assorties au pantalon au-dessus duquel flottait une chemise impeccable, dans les tons bleu, blanc ou gris, plaquée sur le ventre. Pas de bedaine, non. Juste quelques rondeurs bien normales chez un gentleman de son âge – en 1974, il avait soixante-douze ans.
De la bibliothèque, Lansky parcourait les quelques mètres le séparant de Wolfie’s (propriétaire Wolfie Cohen), à l’angle de Collins Avenue et de la 21e rue.
Wolfie’s, un temple à la gloire des petits pains et du poisson fumé, était l’un des hauts lieux de Miami Beach. Tous les jours, en janvier et février, et la plupart des dimanches matin, des files bien séparées s’allongeaient sur le trottoir : groupes de deux, trois ou plus, sièges au comptoir uniquement. Qu’aurait été un brunch chez Wolfie’s sans une demi-heure d’attente ?
Dans la moiteur d’une matinée de morte-saison, Meyer Lansky, lui, n’attendait jamais. Il retrouvait ses amis déjà attablés devant un café fumant. Hymie Lazar, Yiddy Bloom, Benny Sigelbaum et Jake, le frère de Meyer. Des hommes plutôt petits, âgés et soignés. Seule exception, Jake, avec son mètre soixante-treize, le plus grand et le plus fort des deux frères.
Se réunir autour du café et des pâtisseries représentait le rituel quotidien. Meyer Lansky conclut certaines de ses meilleures affaires dans des épiceries fines, un bol de cornichons sur la table. La « réunion » du matin constituait la conférence journalière des associés, au cours de laquelle on passait en revue les affaires en cours.
Pourtant, au milieu des années soixante-dix, Lansky et ses amis se considéraient à la retraite. Ils avaient levé le pied et occupaient une bonne partie de leur temps à raconter leurs souvenirs, tester leur mémoire lors de Trivial Pursuit appropriés : Numéro de l’amendement qui mit fin à la Prohibition ? Second prénom d’Estes Kefauver?
En cas de désaccord, l’un des participants allait vérifier à la bibliothèque. Lansky était la grosse tête du groupe : une erreur de Meyer, et c’était l’hilarité générale.
Ces vieux compères qui devisaient gaiement avaient tous eu des démêlés avec la justice et ne devaient leur survie qu’à une vigilance constante. Mais – et tous s’accordaient sur ce point – nul doute que Meyer était le plus futé.
Tous ces gros baraqués d’Italiens aux lunettes noires, plaisantait l’acteur Jackie Mason, comment auraient-ils pu inventer la Mafia s’il n’y avait pas eu un Juif pour leur montrer la voie ?
« Meyer Lansky ? Mais c’est leur Kissinger! »
D’après le FBI, Lucky Luciano fut le premier chef moderne de la Mafia. Et Meyer Lansky était le bras droit de Luciano. Au début des années trente, Meyer était l’ami et l’associé de Luciano alors que ce dernier s’efforçait de passer des pratiques siciliennes à des méthodes de businessman. Si Lansky assista bien Luciano comme homme à penser dans ces années d’apprentissage, il se pose alors comme l’un des fondateurs du crime organisé moderne.
En 1942, quand les services de renseignements recherchent l’aide de la Mafia pour combattre les sous-marins allemands opérant aux abords de Long Island, c’est vers Lansky que se tourne l’US Navy. En 1943, c’est encore à Lansky que fait appel la marine pour obtenir la collaboration des « cousins » italiens lors du débarquement en Sicile.
En 1946 et 1947, Lansky est l’homme clef du financement des premières activités diversifiées de Bugsy Siegel à Las Vegas, l’une des opérations les plus lucratives jamais menées par la Mafia – et il y a fort à parier que si Siegel avait continué de diriger ses affaires à la manière Lansky, il n’aurait pas fini abattu de six balles à Beverly Hills.
Dans les années cinquante, c’est encore Lansky qui passe des accords avec le président Batista pour le lancement de grosses opérations de jeux à Cuba. George Raft, Moe Dalitz, Santo Trafficante J.-R., gangsters dans la vie comme à l’écran, se rendent à La Havane ; ce sera Lansky qui réalisera la meilleure affaire, avec son Riviera Hôtel, de vingt et un étages, doté d’une piscine et d’un casino.
Dans les années soixante, les amis et associés de Lansky oeuvrent aux Bahamas, à Londres et surtout à Las Vegas, écumant les dernières tables de jeu dans l’euphorie qui précéda l’implantation des grosses compagnies. L’argent quitte le pays via le Canada ou les Bahamas pour se réfugier en Suisse.
Lansky aurait été à l’origine de cette nouvelle vague de blanchiment de l’argent et le Wall Street Journal, citant des agents du FBI, évalue sa fortune à trois cents millions de dollars.
Quand les agents du FBI font au milieu des années quatre-vingt une descente à Newark chez les Lucchese, une famille appartenant à la pègre, ils trouvent deux icônes en noir et blanc accrochées au mur : un portrait d’Al Capone aux côtés d’une photo de Meyer Lansky, les deux saints patrons.
Capone représente la violence traditionnelle du crime urbain – la mitraillette dans l’étui à violon, la menace comme partie intégrante de la personnalité de gangster. Meyer Lansky, lui, incarne l’intelligence, le raffinement, l’argent facile – l’habileté avant tout.
Au terme d’un procès qui durera deux ans les Lucchese 15 sont libres.
Meyer Lansky symbolise une certaine idée de la réussite américaine : le garçon sans le sou qui se hisse au sommet, le meilleur dans sa partie, l’ascension d’un homme brillant à qui tous les succès sont permis au pays de la liberté. Il n’y gagna peut-être pas en respectabilité. Mais il sut se faire accepter, à sa manière.
« De l’argent pour Israël ? Pas besoin de le demander deux fois à Meyer Lansky, se souvient Shepard Broad, maire de Bay Harbor Islands et pilier du mouvement juif à Miami Beach depuis la Seconde Guerre mondiale. Pas comme certains. Il m’attendait toujours dans le couloir, le chèque à la main. »
Un chèque ? Pas du liquide dans une enveloppe ? Il est vrai que si Lansky déclarait ses revenus – en partie, il prenait grand soin de justifier ses déductions. Il était d’ailleurs un fidèle bienfaiteur de WPBT-TV, la chaîne de télévision publique locale.
C’était ça qui faisait le succès de Lansky. Certainement pas sa fortune, ni le pouvoir sinistre dont il jouissait à l’époque de Lucky Luciano et des tueurs à gages, mais sa retraite paisible en Floride où il coulait des jours tranquilles parmi les comptables retraités, enfin libre de laisser flotter sa chemise sur son pantalon, de profiter de son appartement sur Collins Avenue, de jouir de l’estime des collecteurs de fonds, de répondre au salut du portier et à ceux des voisins lorsqu’il sortait son chien.
À peine un reporter arrivait-il à Miami que les journalistes du Miami Herald l’emmenaient faire un tour sur Collins Avenue pour tenter de surprendre le célèbre retraité en train de promener son chien.
Rien pourtant qui ne distinguât Lansky de M. Tout-le-Monde. Mais c’était justement là la force de l’image. Il se fondait dans la masse. À une petite différence près : les autres retraités qui fréquentaient la bibliothèque municipale prenaient leur café chez Wolfie’s ou simplement l’air le long de Collins Avenue, eux, n’étaient pas suivis à cinquante mètres par des policiers en civil dans une voiture banalisée.
C’est en mai 1951 que le sénateur Estes Kefauver désigne Lansky comme l’un des principaux associés du Syndicat du crime qui domine alors New York et la moitié est des États-Unis. Les enquêtes de la Commission contre le crime menées par Kefauver marquent le début d’une nouvelle terreur – et fascination – de l’Amérique face au crime organisé. À partir de 1951, Meyer Lansky devient la cible de toutes les polices.
Le Service d’immigration et de naturalisation épluche son passé pour tenter de justifier une expulsion. La Direction générale des impôts passe ses déclarations à la loupe dans l’espoir de le piéger comme Al Capone à l’époque de la Prohibition. Le FBI ne le lâche plus : son téléphone est mis sur écoute, son domicile et les chambres d’hôtel où il séjourne sont truffés de micros.
Appelé à comparaître, Meyer Lansky prétexte de sa mauvaise santé – ulcères, emphysème, problèmes cardiaques – pour obtenir le renvoi de son procès.
Un beau jour, au milieu des années soixante-dix, le sergent David Green, de la police du comté de Dade, décide de venir constater de visu la prétendue fragilité du seigneur des gangs. Le sergent s’incorpore à une mission d’infiltration du milieu des paris clandestins de Miami Beach. Il a déjà dans le collimateur
Hymie Lazar et Benny Sigelbaum, les compagnons de Lansky chez Wolfie’s. Un matin, il descend Collins Avenue lorsqu’il aperçoit Lansky remontant en sens inverse. Le policier fait demi-tour, prend quelques longueurs d’avance sur Lansky, se dissimule. Ce jour-là, Green est en blouson noir. Plus d’un mètre quatre-vingt, cent vingt kilos, les cheveux longs, la barbe crasseuse, un tee-shirt repoussant : selon son propre aveu, il a « vraiment une sale gueule 20 ! »
Au moment où Lansky arrive à sa hauteur, Green surgit, battant des bras, lâchant un « Grrrr ! » terrifiant.
« J’aurais fait peur à n’importe qui, raconte-t-il. Lui, il a calmement reculé d’un pas, glissé la main dans sa poche comme pour sortir un couteau et levé l’autre main.
– Que voulez-vous ?
– Green, de la police de Dade.
– Oh, Green !
J’avais mis en cabane quelques-uns de ses associés pour des histoires de paris clandestins. Il avait entendu parler de moi.
– Je n’arriverai pas à vous coller perpète, pas de mon vivant. Mais je ne vous lâcherai pas.
– Autre chose, M. Green ?
Et de passer son chemin, imperturbable.
Un de ces sang-froid ! Pas la moindre peur dans les yeux. »
Si le jeune policier avait voulu effrayer Lansky, ce fut bien ce dernier qui lui donna une leçon – le regard dur, froid, aurait cloué n’importe qui sur place. Ainsi, lorsqu’on évoquait le crime organisé dans les années soixante-dix, parlait-on de Meyer Lansky comme du « Président-Directeur général ».
Décembre 1974. Lorsque ce matin-là, à l’heure du petit-déjeuner, le téléphone sonne chez l’acteur Lee Strasberg,
Le Parrain II vient de sortir sur les écrans et des millions d’Américains ont pu faire la connaissance du « Président-Directeur général ».
Pour éviter tout ennui juridique, le personnage interprété par Lee Strasberg ne s’appelle pas Meyer Lansky, mais Hyman Roth. Hyman Roth, qui vient compléter la longue liste des rôles d’Italiens du premier Parrain, est juif, passe pour l’éminence grise du jeu du Nevada à La Havane, et vit retiré à Miami Beach.
« Michael, glisse à un moment Lee Strasberg à Al Pacino, l’interprète de Michael Corleone, nous sommes plus puissants que US Steel ! »
Il ne fait là que reprendre une phrase saisie par les micros du FBI – et abondamment exploitée par ce dernier – dans les années soixante.
Strasberg avait retrouvé ses racines afin de mieux entrer dans la peau de son personnage. Né lui-même en Europe de l’Est, Strasberg avait émigré aux États-Unis avec ses parents pour fuir les pogroms. Il grandit à Manhattan, dans le Lower East Side, à quelques pâtés de maison de Grand Street où le jeune Meyer Lansky faisait ses classes à l’école du crime 22. L’histoire, les années de formation, la vulnérabilité, la judéité, Strasberg les portait déjà en lui.
Mais l’acteur eut à cultiver deux autres ressemblances : chaque fois qu’il se rendait sur le plateau du Parrain II, il se mettait à additionner les chiffres, s’adonnait à un calcul mental des plus compliqués. Mais il avait aussi percé le secret du pouvoir de Lansky : la discrétion. Anna, la seconde épouse de Lee Strasberg, décrocha. Au bout du fil, la voix était profonde, décidée. Pas de présentations. Inutile. C’était Meyer Lansky. Elle lui passa son mari.
« Lee Strasberg ? Bien joué !
– Merci. J’ai fait de mon mieux. Et vous ? Comment allez-vous ?
– Ah… »
Meyer Lansky avait mené sa petite enquête sur l’acteur. Il s’enquit de la santé de sa jeune femme et de ses deux fils, puis :
« Dites, pourquoi ne m’avez-vous pas rendu plus sympathique ? Après tout, je suis grand-père ! protesta-t-il avec une pointe d’humour. »
Intrigué de se voir le catalyseur d’un tel talent, Lansky cherchait à se retrouver dans l’image fixée sur la pellicule. Mais le gangster voulait aussi rappeler à l’acteur la différence entre l’exotisme d’un milieu imaginé et la réalité du vécu.
En 1948, le critique de cinéma Robert Warshow faisait remarquer que l’Américain moyen croit tout savoir du milieu mais qu’en fait cette illusion repose presque entièrement sur ce qu’il voit au cinéma. Les gangsters font partie intégrante du quotidien ; pourtant, rares sont les Américains qui en ont réellement rencontré, sans parler de connaissance intime.
Au faîte de sa triste célébrité, Meyer Lansky était fiché par le ministère de la Justice comme le malfaiteur majeur sévissant aux États-Unis. Un sinistre et dangereux criminel, extrêmement puissant, connu comme le banquier de la Mafia, le chef du Syndicat du crime – le Président-Directeur général.
Intitulés symboliques, tentatives d’interprétation de la sous-culture étrange et secrète habitée par Meyer Lansky. Lansky vécut sa carrière criminelle selon un mode qui lui était propre ; bien différent en tout cas de celui dont le monde extérieur l’a perçue. Cet ouvrage est donc une histoire d’un gangster. Mais il se veut aussi une étude des mythes, des légendes – et, parfois, du produit de la plus pure imagination – que l’Amérique a tissés autour de la réalité de la vie du milieu.

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