AUTOBIOGRAPHIE

18,90 euros - 240 pages

Parution le 02/09/2021

ISBN 978-2-35887-794-7

Cahier-photos 8 pages

COLLECTION
DOCUMENTS

 

 

Hollywood, les hommes et moi

 Traduit par Dominique Forma

Des gamines envieuses de mon succès souvent me demandaient : « Comment avez-vous fait pour devenir une Star ? C’est le talent ? Une jolie frimousse ? Un beau corps ? Ou bien c’est d’avoir couché avec les gens qui comptent en ville ? » Vous voulez savoir la vérité ? La réussite tient un peu de tout ça, et ne croyez pas celles qui vous raconteront autre chose.

Barbara Payton, jeune femme libre et sulfureuse découvre le formidable tourbillon de la gloire hollywoodienne alors qu’elle n’a que dix-huit ans. Elle tourne avec les plus grands, est adulée par les médias, ses moindres faits et gestes sont racontés, commentés, copiés... Cela ne durera que quelques années. Car Barbara n’a pas le goût de baisser la tête pour faire ce qu’on l’attend d’elle, pas le courage de se soumettre. Elle trinque à la fausseté d’Hollywood, affirme son droit au plaisir et à la liberté. Sex-symbol bientôt déchu, elle sera bannie par ceux qui ont fait sa gloire. Mais Barbara gardera la tête haute, riant de la mécanique trompeuse du succès. Depuis la chambre d’hôtel où elle vendait son corps pour quelques dollars, elle nous révèle les coulisses d’un monde d’apparence et nous raconte son destin de femme.

AUTOBIOGRAPHIE

18,90 euros - 240 pages

Parution le 02/09/2021

ISBN 978-2-35887-794-7

Cahier-photos 8 pages

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Prologue

 

En 1950, année dont l’Histoire ne retiendra pas grand-chose, hormis l’escarmouche coréenne, j’étais au sommet de ma gloire, j’étais perchée tout là-haut et me demandais combien de temps encore j’allais continuer à grimper au plus haut du firmament de la célébrité.

Mes talents d’actrice, si particuliers, me rapportaient 10000 dollars par semaine, et je ne chômais pas. Je dois reconnaître que tout le monde avait envie de moi. Je sais, cela peut paraître incroyable, mais c’est la vérité, Gregory Peck, Guy Madison, Howard Hugues et d’autres types tout aussi connus voulaient sortir avec moi. Quoi que je fasse, mon nom apparaissait en gros titres dans la presse à scandale.

Une de mes escapades fut résumée dans les journaux de la manière suivante :

Barbara prend un bain de soleil presque nue – le juge râle.

J’étais tellement connue que les journalistes ne mentionnaient plus mon nom propre. Tout le monde savait de quelle Barbara il s’agissait. Comme pour Ava, Lana ou Frankie.

J’étais amoureuse, raide dingue, d’un homme qui se nommait Tom Neal. En même temps j’étais fiancée (et bientôt mariée) à un acteur d’Hollywood qui avait la grande classe : Franchot Tone.

En d’autres termes, j’étais la reine des abeilles; je butinais en permanence, comme je voulais, et je goûtais le miel de qui je voulais; autrement dit, j’étais chaude brûlante, comme une patate sortie du four. Et pourtant le monde pariait, à l’époque, à un million contre un, que je terminerais ma vie confortablement entourée d’une vingtaine de serviteurs, que je posséderais trois piscines, une masseuse attitrée et un gentil mari. Vous savez quoi? Vous auriez dû tenter votre chance et parier contre.

Aujourd’hui, au moment où je vous parle, je vis dans un appartement infesté de rats et de punaises (qui s’entendent bien je vous rassure), je n’ai pas un sou en poche et je bois des litres de rosé. Je n’aime pas ce que je vois lorsque je monte sur une balance. Le peu d’argent que je parviens à récupérer pour payer mon loyer me vient des rares chèques des royalties que je reçois parfois, de ventes incertaines de mes poèmes et des faveurs de quelques hommes. Je vous le dis clairement, je n’ai pas de problèmes avec les nègres, d’ailleurs il n’y a que leur argent que j’accepte.

Ce que vous lisez vous paraît déprimant ? Dégoûtant ? Écœurant ? Eh bien je n’ai pas honte. L’espoir fait vivre et je ne me contente pas des souvenirs dorés de mon passé de star du cinéma. Je crois au futur.

 

Maintenant je vais vous expliquer par le détail l’histoire de ma vie. Comment de la période rose et glorieuse des studios hollywoodiens j’ai chuté pour échouer où je suis. Je veux bien admettre que j’ai souvent un verre de trop dans le nez, mais croyez-moi sur parole, ce que vous allez lire est la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. Je me fais trop vielle pour vous baratiner.

Il m’est impossible de raconter mon histoire en suivant la chronologie. J’ai des centaines de souvenirs qui me viennent à l’esprit et se bousculent; et pour le prix que vous avez payé ce bouquin, ce sera à vous de remettre ma vie dans l’ordre. Débrouillez-vous.

Ma photo s’étalait sur les couvertures de tous les magazines aux États-Unis. Je faisais partie des six stars en herbe qui avaient toutes les chances d’atteindre le firmament. Il y avait avec moi, Piper Laurie, Mona Freeman, Debbie Reynolds, Mala Powers et Barbara Bates. De ces six filles, j’étais la seule blonde. Si les cinq autres ont tenu leurs promesses, moi, j’ai sérieusement déconné.

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